Les dates marquantes

Fondation du cabinet Dupré & Gagnon à Québec – 1913

Deux jeunes avocats de 25 ans, Maurice Dupré et Onésime Gagnon, fondent le cabinet Dupré & Gagnon à Québec. Ils se lancent tous deux en politique fédérale en 1930. Leur seconde carrière est si accaparante qu’en 1931, ils embauchent Valmore de Billy, un avocat d’expérience qui jouera un rôle déterminant au sein du Mouvement Desjardins, notamment dans la création de la Société d’assurance des caisses populaires en 1944 et de l’Assurance-vie Desjardins en 1948. Maurice Dupré meurt tragiquement dans un déraillement de train en 1941. Pour sa part, Onésime Gagnon connaîtra une carrière remarquable en politique provinciale au sein du gouvernement du premier ministre Maurice Duplessis.

De 1936 à 1956, il est élu, sans interruption, député de la circonscription de Matane, cumulant un total de six mandats consécutifs. Titulaire de plusieurs portefeuilles ministériels, dont celui de Trésorier de la province, puis de ministre des Finances de 1944 à 1958, Onésime Gagnon est nommé lieutenant-gouverneur du Québec cette même année. En 1945, Valmore de Billy presse son fils Jacques, qui se trouve alors en Angleterre comme officier dans l’Armée canadienne, de revenir au cabinet pour le seconder après la guerre. Jacques de Billy donna un élan durable au cabinet, surtout dans le domaine des assurances. Un cabinet qui a vu notamment se succéder les membres de deux grandes familles d’avocats : les Gagnon (Onésime, ses fils André et Claude ainsi que le fils de Claude, Pierre-C.) et les de Billy (Valmore puis ses fils Jacques et Gilles). 

Arrivée de John L. O'Brien au cabinet Audette & Lorrain à Montréal – 1927

En 1927, un jeune avocat d’origine irlandaise de 28 ans, John L. O’Brien, se joint au cabinet Audette & Lorrain fondé à Montréal en 1926. Après le départ des deux fondateurs, il marquera l’histoire du cabinet de manière si durable que son nom restera accolé à la raison sociale pendant près de 65 ans, soit de 1927 à 1991. Ayant ses entrées dans le milieu des affaires, John O’Brien a su se constituer une impressionnante clientèle évoluant dans le domaine commercial et comprenant des noms prestigieux comme Canadien Pacifique, Bell Canada et Reader’s Digest.

Au fil des ans, sous le leadership avisé de John O’Brien, le cabinet a recruté des avocats de grand talent qui répondaient constamment aux attentes des clients en raison de leur connaissance approfondie du droit et de leurs remarquables qualités d’avocat plaidant. Plusieurs de ces avocats ont subséquemment accédé à la magistrature, et ce, à tous les niveaux de l’appareil judiciaire, notamment la Cour supérieure du Québec, la Cour d’appel du Québec et la Cour suprême du Canada. 

Fondation du cabinet Tansey, de Grandpré & de Grandpré à Montréal – 1949

En 1949, Harold Tansey, Louis-Philippe de Grandpré et A. Jean de Grandpré fondent Tansey, de Grandpré & de Grandpré qui constitue, historiquement, la deuxième branche montréalaise de Lavery. Le cabinet se spécialise dans l’assurance, plus précisément l’assurance automobile, mais sans se limiter à ce seul volet. Les clients accourent au cabinet. Ce phénomène n’est pas seulement attribuable à la qualité des avocats qui y pratiquent et à la qualité des services offerts aux clients. Il tient aussi à la parfaite complémentarité professionnelle entre les trois fondateurs du cabinet.

Ainsi, Louis-Philippe de Grandpré jouissait d’une grande réputation de juriste qui lui valut plus tard d’être nommé à la Cour suprême du Canada. Harold Tansey était un avocat plaidant exceptionnel doté d’une personnalité attachante qui lui permettait d’exceller dans le cadre de procès devant jury en matière civile. Pour sa part, Jean de Grandpré avait une pratique plus générale qui comprenait le droit des affaires et un peu de droit du travail. En 1966, Jean de Grandpré quitte le cabinet pour se joindre à Bell Canada à titre de chef du contentieux. La même année, Claude Lavery est recruté et il établira la réputation enviable du cabinet dans le domaine du droit du travail. 

Fusion des deux branches montréalaises du cabinet pour donner naissance à Lavery, O'Brien – 1979

Les deux branches montréalaises du cabinet fusionnent pour donner naissance à Lavery, O’Brien. Il s’agit d’une décision d’affaires qui se révélera bénéfique pour chacune des deux parties. Cette fusion a ainsi permis au nouveau cabinet de consolider ses domaines de pratique, notamment en droit des affaires, en droit des assurances et en droit du travail.

Outre les domaines de pratique précédemment mentionnés, le cabinet a su se démarquer dans d’autres secteurs au bénéfice de ses clients. Dans les années 1980, Michel Yergeau fonde l’équipe en droit de l’environnement, faisant de Lavery, O’Brien le premier cabinet d’avocats disposant d’une telle pratique au Canada. Au cours de la même décennie, Raymond Doray contribue au développement d’un nouveau domaine de pratique : le droit à l’information et à la protection des renseignements personnels. En outre, la pratique bien établie du cabinet en matière de droit des assurances se diversifie pour inclure de nouveaux champs comme la responsabilité du fabricant, la responsabilité professionnelle et la responsabilité médicale. 

Fusion de Lavery, O'Brien avec le cabinet Gagnon, de Billy, Cantin, Beaudoin, Lesage & Associés de Québec – 1991

Lavery, O’Brien fusionne avec le cabinet Gagnon, de Billy, Cantin, Beaudoin, Lesage & Associés de Québec. Cette transaction historique a été négociée avec maestria par André Laurin et Robert W. Mason pour Montréal ainsi que par Pierre Beaudoin et Pierre Cantin pour Québec.

La fusion Montréal-Québec de 1991 était un mariage naturel. En effet, les domaines de pratique étaient semblables, notamment le droit des affaires, le droit des assurances et le droit du travail. La structure de gestion était semblable et les cultures d’entreprise comparables. Les deux cabinets regroupaient également des juristes et avocats plaidants de grande qualité, très bien formés et respectés par les tribunaux et le système judiciaire dans son ensemble. Pour la partie montréalaise, cette fusion a permis d’assurer au nouveau cabinet Lavery, de Billy une forte présence dans la Vieille Capitale et dans l’est du Québec ainsi qu’auprès des services gouvernementaux. Pour la partie québécoise, la fusion s’est révélée une occasion d’étendre son rayonnement dans le reste du Canada et ailleurs dans le monde, de même que la gamme des services juridiques offerts aux clients. 

34 avocats et une soixantaine de membres du personnel du bureau montréalais du cabinet Desjardins Ducharme se joignent à Lavery – 2007

En octobre, 34 avocats et une soixantaine de membres du personnel du bureau montréalais du cabinet Desjardins Ducharme se joignent à Lavery. Ce regroupement a renforcé les secteurs de pratique du cabinet en litige commercial et en droit des affaires. Cependant, l’intégration de près de 100 personnes simultanément présentait d’importantes difficultés logistiques qui ont été résolues avec compétence et célérité par les responsables des différents services administratifs du cabinet et leur personnel.

Cette importante transaction a été négociée par Rick Dolan, Élise Poisson et Jean-François Hotte pour Lavery, et André Vautour, Gérard Coulombe et Jean Legault pour Desjardins Ducharme. Le regroupement de 2007 s’inscrivait dans la foulée d’un virage stratégique que Lavery avait entrepris au début des années 2000 pour renforcer sa pratique en droit des affaires afin de tirer pleinement avantage des possibilités d’affaires au Canada et ailleurs dans le monde. Le cabinet était maintenant mieux positionné pour réaliser divers mandats transactionnels, notamment en matière de fusions et acquisitions, de valeurs mobilières et de placements privés. 

Une centaine d'avocats, notaires et membres du personnel du cabinet Heenan Blaikie se joignent à Lavery – 2014

En mars 2014, 45 avocats et une cinquantaine de notaires et membres du personnel des bureaux de Montréal, Sherbrooke et Trois-Rivières du cabinet Heenan Blaikie se sont joints à Lavery.

L’arrivée de ces professionnels a contribué à faire de Lavery le cabinet régional numéro 1 au Québec et a renforcé sa position en tant que leader au sein de la communauté d’affaires au Québec et hors-Québec, notamment dans des domaines de pratique névralgiques tels que le droit des affaires, le droit du travail et de l’emploi et le litige.