Philip Louis Avocat et Directeur principal, innovation et transformation numérique

Philip Louis Avocat et Directeur principal, innovation et transformation numérique

Bureau

  • Montréal

Téléphone

514 877-2929

Admission au barreau

  • Québec, 2006

Langues

  • Anglais
  • Français

Profil

Philip Louis est directeur principal, innovation et transformation numérique. Avocat, programmeur et conseiller en IA, il conjugue une expertise juridique, technique et éthique à l’intersection du droit et des technologies émergentes.

Dans ses fonctions antérieures au Barreau du Québec, il a piloté la réflexion stratégique entourant l’utilisation éthique et responsable de l’IA dans le milieu juridique québécois. À ce titre, il a assuré une veille sur l’évolution des technologies, analysé leurs effets sur la profession, contribué à l’élaboration d’orientations et de stratégies organisationnelles, et conseillé les instances décisionnelles sur les enjeux liés notamment à la déontologie et à l’accès à la justice.

Il a également conçu des outils, guides et formations sur l’usage responsable de l’IA, tout en jouant un rôle actif auprès de diverses parties prenantes, de comités et de groupes de travail. Son parcours l’a amené à conjuguer vision stratégique, capacité d’exécution et aptitude à mobiliser des expertises variées autour d’initiatives de transformation, de manière à soutenir les professionnels et à mieux répondre aux besoins du public.

Titulaire d’une formation spécialisée en IA responsable et droits humains à l’Institut québécois d’intelligence artificielle (Mila), il complète son expertise juridique par des compétences en programmation, en IA et en Internet des objets. Avant de se joindre au Barreau du Québec, il a coordonné des projets en IA et contribué au développement d’applications d’IA générative destinées au secteur juridique. Il est également membre de la première cohorte de la Brigade IA du Conseil de l’innovation du Québec, une initiative qui rassemble des expertises techniques au service de l’écosystème.

Fort d’une expérience significative en partenariats institutionnels, il renforce la capacité du cabinet à innover de manière responsable tout en préservant la conformité déontologique et la protection des clients. Au sein de l’organisation, il collabore étroitement avec le chef, affaires juridiques et innovation pour définir et piloter la stratégie d’innovation et de virage numérique, structurer le portefeuille d’initiatives (produits, données, IA, automatisation) et veiller au passage efficace de l’idée à la mise en production. Il assure un leadership transversal entre la pratique, les équipes produit, les TI et la conformité, met en place des processus de développement clairs, définit des critères d’acceptation et une gouvernance adaptée.

Publications récentes

  • « IA et intelligence humaine : des rôles complémentaires en droit ». La Presse+, Novembre 2025
  • « Quand l’IA s’invite dans le droit : une réflexion sur l’empreinte écologique de l’IA ». 81 Revue du Barreau, Tome 81, 2024-2025

Conférences

  • Conférence « L’IA et l’accès à la justice » donnée au Congrès annuel des avocats en aide juridique, Septembre 2025
  • Formation « Comprendre l’IA et ses applications concrètes dans la pratique du droit » en collaboration avec le comité sur l’intégration des technologies du Barreau de Montréal, Octobre 2025
  • Formation « L’IA générative et le droit : de l’algorithme à la déontologie » 5 séances de formation avec IVADO (Cécile Petitgand), Octobre 2024 à Avril 2025
  • Formation donnée à la « Journée sur l’A du Barreau du Québec » avec IVADO (Me Catherine Régis, Réjean Roy et Cécile Petitgand), Octobre 2024
  • Conférence sur l’IA et le droit « Journée du Barreau du Québec 2024 » avec Ravy Por et Karim Mansouri, Juin 2024

Formation

  • École d’été sur l’IA responsable et les droits humains, Mila, 2024
  • Certification en intelligence artificielle et l’état de droit, UNESCO, 2024
  • Certification en Intelligence artificielle générative et grands modèles de langage, Coursera, 2023
  • AEC en intelligence artificielle et internet des objets, Collège Ahuntsic, 2023
  • Certification Python 3, science des données et apprentissage automatique, Codecademy, 2020
  • Accréditation en médiation civile, commercial et travail, École du Barreau, 2017
  •  L.L.B., Université de Sherbrooke, 2005
  • Certification : Droit d’auteur, assurances et litige commercial international, Université de Cambridge, 2003

Conseils et associations

  • Membre du Barreau du Québec
  • Membre du comité scientifique sur l’IA de l’Union internationale des avocats
  • Membre de la Brigade IA du Conseil de l’innovation du Québec
  1. IA pour tous : le Canada mise sur l’adoption responsable

    Le Canada a présenté le 4 juin dernier L’IA pour tous, sa nouvelle stratégie nationale en matière d’intelligence artificielle. Encrée dans le principe selon lequel les retombées de l’IA doivent profiter à l’ensemble de la population canadienne, la stratégie mise sur une démocratisation de l’IA, avec davantage de formation, d’encadrement et d’infrastructures canadiennes. Une stratégie centrée sur l’adoption La nouvelle stratégie nationale du Canada en matière d’IA repose sur la prémisse que les bénéfices de l’IA ne se matérialiseront que si les personnes, les entreprises et les institutions sont capables de l’utiliser avec confiance. Le gouvernement constate un écart important entre le potentiel de l’IA au Canada et son adoption réelle. Selon la Statistique Canada, seuls 12 % des entreprises canadiennes ont utilisé l’IA pour produire des biens ou des services entre le milieu de 2024 et le milieu de 2025. L’objectif annoncé est de porter ce taux à 60 % d’ici 2034. Pour y parvenir, la stratégie s’articule autour de six piliers : protéger les Canadiens et le système démocratique, développer les compétences, favoriser l’adoption, bâtir des infrastructures souveraines, soutenir des champions canadiens de l’IA et renforcer les partenariats internationaux fiables. La confiance comme vecteur d’adoption Le texte insiste sur le fait que la confiance n’est pas présentée comme un frein à l’innovation, mais comme une condition de son adoption. La stratégie prévoit notamment la modernisation des règles relatives à la vie privée, la protection contre certains préjudices en ligne, la transparence des systèmes d’IA et le renforcement des capacités de l’Institut canadien de la sécurité de l’IA. Le gouvernement annonce aussi son intention de faire progresser des mesures, comme le marquage des contenus générés par l’IA, l’évaluation transparente des modèles, un programme canadien de certification en IA de confiance et le soutien à l’écosystème de normalisation.  Pour les organisations, cela confirme une tendance de fond : l’IA ne sera pas seulement évaluée selon sa performance technique, elle le sera aussi selon sa transparence, sa sécurité, sa gouvernance et la protection des renseignements personnels. Former avant de généraliser La stratégie accorde une place importante à la littératie en IA. Le Canada prévoit créer une Initiative nationale de littératie en IA, offrir des contenus de formation à un million d’étudiants postsecondaires et à plus de 3 000 enseignants, et donner aux étudiants postsecondaires accès à des agents d’IA fiables. Cette orientation vise à reconnaître que l’adoption de l’IA ne dépend pas seulement de l’accès aux outils, mais aussi de la capacité des utilisateurs à comprendre les risques, les limites, les biais, la désinformation et les enjeux de vie privée. La stratégie étend aussi l’effort de formation aux travailleurs déjà sur le marché du travail. Elle prévoit soutenir les parcours de requalification des travailleurs en milieu de carrière, offrir des formations pratiques adaptées aux usages réels de l’IA dans les milieux de travail et déployer des formations dirigées par les employeurs, notamment avec l’appui des collèges, cégeps et établissements polytechniques. L’objectif est que l’adoption de l’IA soit favorable aux travailleurs, en renforçant leurs compétences, leur productivité et leur capacité à participer aux transformations de leur organisation. Aider les organisations à passer de l’expérimentation à la réalisation Ce volet de la stratégie cible particulièrement les petites et moyennes entreprises. Le gouvernement constate que plusieurs organisations expérimentent déjà avec l’IA, mais que le passage vers une intégration durable demeure plus difficile. Les obstacles mentionnés comprennent les coûts, l’accès à l’expertise et l’incertitude quant aux premières étapes à franchir. Parmi les mesures annoncées figurent notamment le programme LIFT de la Banque de développement du Canada, une initiative de 500 millions de dollars pour aider les PME canadiennes à accéder au financement nécessaire à l’intégration d’outils d’IA dans leurs activités, ainsi qu’un investissement de 500 millions de dollars pour renforcer l’Initiative régionale en intelligence artificielle. La stratégie prévoit aussi des outils d’évaluation de la littératie et de la préparation à l’IA pour aider les entreprises à repérer des cas d’utilisation concrets. La santé comme première « mission nationale » Le gouvernement prévoit lancer un programme de missions en IA. La première mission sera consacrée à la santé, avec 200 millions de dollars pour améliorer les résultats dans ce secteur. La stratégie vise notamment des applications liées à l’accès aux soins, au temps d’attente, aux visites évitables et à l’allègement de la charge administrative des médecins La souveraineté comme enjeu stratégique La stratégie présente la souveraineté numérique comme un enjeu central. Elle souligne que plusieurs capacités essentielles (calcul, infonuagique, connectivité, données et talents) se trouvent encore largement à l’extérieur du Canada. Cette dépendance peut exposer des données sensibles, de la propriété intellectuelle et des infrastructures critiques à des règles ou décisions étrangères. Le Canada prévoit notamment construire un superordinateur public de calibre mondial, accroître l’infrastructure souveraine de calcul et d’infonuagique, et investir dans des systèmes numériques sécurisés pour les opérations gouvernementales. Soutenir les champions canadiens de l’IA La stratégie lie aussi la souveraineté à la capacité de faire croître les entreprises canadiennes au pays. Le gouvernement y affirme que, pour conserver ses entrepreneurs et ses entreprises les plus prospères ainsi que sa propriété intellectuelle la plus précieuse, le Canada doit renforcer son environnement d’investissement, soutenir la commercialisation locale et permettre aux entreprises de rivaliser à partir du Canada. Dans cette logique, la stratégie prévoit notamment 700 millions de dollars supplémentaires en capacité de calcul souveraine abordable pour les PME canadiennes, afin qu’elles puissent développer, tester et déployer leurs produits sur des infrastructures canadiennes plutôt que de dépendre principalement de plateformes étrangères. Établir des partenariats internationaux fiables La stratégie présente enfin les alliances internationales comme un levier de résilience, de souveraineté et d’accès aux marchés. Le Canada entend travailler avec des partenaires de confiance afin de développer des capacités communes en IA, harmoniser les normes, soutenir des chaînes d’approvisionnement plus résilientes et offrir des solutions de rechange aux systèmes fermés ou non alignés sur les valeurs démocratiques. Cette orientation comprend notamment l’élargissement de l’Alliance pour la souveraineté technologique, le soutien à l’IA de source ouverte, ainsi que l’utilisation des réseaux diplomatiques et commerciaux pour attirer des investissements, promouvoir les champions canadiens et ouvrir de nouveaux marchés. Ce qu’il faut retenir La publication de la stratégie L’IA pour tous confirme une évolution que nous observons depuis plusieurs années : le défi n’est plus de savoir si les organisations adopteront l’intelligence artificielle, mais comment elles le feront. Pendant plusieurs années, les discussions entourant l’IA ont principalement porté sur les percées technologiques, les investissements et la compétitivité. La stratégie canadienne met plutôt l’accent sur les conditions nécessaires à une adoption durable : la confiance, les compétences, la gouvernance, les infrastructures et la capacité des organisations à intégrer ces outils dans leurs activités quotidiennes. Cette évolution est révélatrice. La question n’est plus seulement de savoir ce que l’intelligence artificielle est capable de faire, mais comment les organisations peuvent l’utiliser de manière efficace, responsable et adaptée à leur contexte. À cet égard, les défis qui attendent les organisations au cours des prochaines années seront probablement moins technologiques qu’organisationnels. La capacité à développer une culture de l’innovation, à former les équipes, à mettre en place des mécanismes de gouvernance appropriés et à maintenir la confiance des parties prenantes pourrait s’avérer tout aussi déterminante que le choix des outils eux-mêmes. La stratégie fédérale reconnaît également une réalité qui se dessine de plus en plus clairement : l’intelligence artificielle n’est plus uniquement un enjeu de productivité ou d’innovation. Elle devient progressivement un enjeu de souveraineté, de résilience économique et de compétitivité à long terme. Dans ce contexte, il sera particulièrement intéressant d’observer comment les organisations, les institutions et les différents ordres de gouvernement réussiront à traduire ces orientations en pratiques concrètes. Comme c’est souvent le cas en matière d’innovation, les véritables transformations ne découleront pas uniquement des technologies qui existent, mais de la manière dont elles seront intégrées aux processus, aux décisions et aux relations de confiance qui structurent nos organisations. (Cet article a été rédigé avec « Billy », l’outil d’intelligence artificielle générative développé par Lavery, puis révisé et validé par son auteur.)

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  1. Lavery poursuit l’accélération de son virage en intelligence artificielle en annonçant l’arrivée de Me Philip Louis à titre de directeur principal, innovation et transformation numérique

    Montréal, mercredi 29 avril 2026 — Lavery est heureux d’annoncer l’arrivée de Philip Louis à titre de directeur principal, innovation et transformation numérique, qui vient renforcer sa capacité à développer et à déployer des solutions assistées par l’intelligence artificielle et les technologies émergentes. Avant de se joindre à Lavery, Philip Louis occupait le poste de conseiller en technologies prédictives et en intelligence artificielle au sein du Barreau du Québec. Dans ce cadre, il a assuré une veille sur l’évolution des technologies, analysé leurs effets sur la profession, contribué à l’élaboration d’orientations organisationnelles et conseillé les instances décisionnelles sur des enjeux touchant notamment la déontologie et l’accès à la justice. Il a également conçu des outils, guides et formations sur l’usage responsable de l’IA.. Son parcours unique, qui combine une connaissance approfondie de l’écosystème juridique et une solide compréhension des enjeux du domaine des technologies émergentes, viendra soutenir l’ambition du cabinet d’accélérer ses efforts en innovation de manière structurée et responsable. Un profil à la croisée du droit, de l’éthique et de l’innovation Dans le cadre de ses fonctions, Philip Louis jouera un rôle central dans la définition et le déploiement de la stratégie d’innovation et de transformation numérique du cabinet. Il collaborera étroitement avec les équipes juridiques, technologiques et de conformité afin de structurer et de piloter un portefeuille d’initiatives technologiques. Il mettra à contribution son expérience au Barreau du Québec et ses réflexions stratégiques entourant l’utilisation éthique et responsable de l’intelligence artificielle dans le milieu juridique. Il assurera notamment une veille active sur l’évolution des technologies et analysera leurs incidences sur la profession, pour ainsi contribuer à l’élaboration d’orientations stratégiques pour le cabinet. « L’innovation dans le domaine juridique prend tout son sens lorsqu’elle permet d’augmenter concrètement la capacité des professionnels à mieux servir leurs clients. L’intelligence artificielle, bien encadrée, devient un levier puissant pour améliorer la qualité des analyses, accélérer le traitement de l’information et recentrer le travail des avocats sur les enjeux à plus forte valeur ajoutée. Lavery offre un environnement unique pour transformer ces possibilités en solutions concrètes, au bénéfice des clients », souligne Philip Louis. Une approche rigoureuse, responsable et tournée vers la création de valeur Lavery a fait le choix d’une approche réfléchie et rigoureuse en matière d’intelligence artificielle, soit celle de développer des outils internes dans un environnement contrôlé, plutôt que de recourir à des solutions commerciales génériques. Dans ce contexte, l’arrivée de Philip Louis renforce la capacité du cabinet à innover de manière responsable, en intégrant, sans compromis et dès la conception des solutions, les questions de conformité, de déontologie, de protection des renseignements confidentiels et d’acceptabilité des usages. Sa formation spécialisée en intelligence artificielle responsable et en droits de la personne, combinée à ses compétences techniques en programmation et en technologies émergentes, lui permet d’agir comme un véritable pont entre les dimensions juridiques, technologiques et opérationnelles de l’innovation. « L’intégration de l’intelligence artificielle dans un cabinet comme le nôtre exige une approche structurée, encadrée et alignée avec nos obligations professionnelles. L’expertise de Philip nous permet d’aller plus loin, plus efficacement, tout en maintenant les plus hauts standards de qualité et de protection au bénéfice de nos clients », affirme Loïc Berdnikoff. Une étape dans une stratégie plus large Cette nomination s’inscrit dans la foulée de l’annonce récente d’une série d’initiatives visant à accélérer l’intégration de l’intelligence artificielle au sein du cabinet, notamment le déploiement de son interface d’IA générative en circuit fermé, « Billy », ainsi que la structuration de son leadership en innovation. Ensemble, ces initiatives marquent le début d’une transformation durable, et hissent Lavery au rang d’acteur de premier plan dans l’adoption responsable de l’intelligence artificielle dans le secteur juridique.

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