Sophie Poirier Avocate

Sophie Poirier Avocate

Bureau

  • Montréal

Téléphone

(514) 871-1860

Admission au barreau

  • Québec, 2024

Langues

  • Anglais
  • Espagnol
  • Français
  • Italien

Secteurs de pratique

Profil

Sophie est membre du groupe Litige et règlement des différends et exerce principalement en droit administratif ainsi qu’en litige civil et commercial. 

Elle s’est jointe à l’équipe de Lavery en tant qu’étudiante en 2022 puis elle y a effectué son stage du Barreau. 

Avant de rejoindre le cabinet à titre d’avocate, Sophie a occupé le poste d’auxiliaire juridique à la Cour fédérale. Elle a assisté les juges dans plusieurs domaines notamment en droit administratif et autochtone. Elle a remporté le prix du meilleur mémoire et s’est classée finaliste dans le cadre du concours de plaidoirie interne des Cours fédérales. 

Au cours de ses études en droit, elle s’est impliquée au sein de diverses cliniques juridiques, comités facultaires et concours de plaidoiries.

Formation

  • LL.B., Université de Montréal, 2023 (cheminement international) 

Conseils et associations

  • Bénévole chez Les Petits Frères depuis 2016 
  1. Discipline professionnelle : le Tribunal des professions rappelle les conditions d’acceptation d’un plaidoyer de culpabilité

    Dans la décision Henry rendue le 16 janvier 20261, le Tribunal des professions rappelle le cadre applicable à l’enregistrement d’un plaidoyer de culpabilité en matière disciplinaire. Dans cette affaire, lors de l’audience sur la culpabilité, le professionnel avait enregistré des plaidoyers de culpabilité. Après s’être assuré de leur caractère libre et volontaire, le conseil de discipline de l’Ordre des dentistes (le « Conseil ») l’avait déclaré coupable. En revanche, le conseil ne s’était pas assuré que le professionnel reconnaissait les faits liés aux éléments essentiels des infractions en litige. Lors de l’audience sur la sanction, le professionnel remettait en question ses plaidoyers de culpabilité. Bien que le conseil ait questionné la validité des plaidoyers, ait soulevé la possibilité de retirer ceux-ci et de retourner le dossier pour une audience sur culpabilité, l’audience s’est poursuivie et des sanctions ont été imposées au professionnel.  En appel de la décision rendue par le Conseil, le tribunal des professions a conclu que le Conseil a commis une erreur en acceptant les plaidoyers de culpabilité au professionnel alors qu’il était devenu clair qu’il niait les faits présentés au soutien des chefs d’infraction reprochés.   Le raisonnement du Tribunal des professions repose sur les éléments suivants :   Le Code des professions 2 ne contient aucune disposition spécifique encadrant l’enregistrement d’un plaidoyer de culpabilité3. En l’absence de règles propres, le droit disciplinaire peut s’inspirer des critères développés en droit criminel et pénal4. En plaidant coupable, le professionnel renonce à la tenue d’une instruction ainsi qu’aux garanties procédurales qui y sont associées5. L’enregistrement d’un plaidoyer de culpabilité constitue une décision importante dans le déroulement d’une audience disciplinaire, puisqu’elle met inévitablement fin à l’instruction et emporte des effets préjudiciables pour le professionnel qui plaide coupable6. Cette décision rappelle le test en deux étapes7 qui doit être suivi afin qu’un plaidoyer de culpabilité soit accepté par un Conseil de discipline :  Admissions par le professionnel : le professionnel admet formellement les éléments juridiques essentiels de l’infraction8. Pour être valide, le plaidoyer de culpabilité doit être volontaire, sans équivoque et formulé en connaissance de ses effets et conséquences9. Acceptation par le Conseil : le Conseil accepte le plaidoyer après s’être assuré que le professionnel connaît et comprend la nature de l’infraction qui lui est reprochée ainsi que les effets de son plaidoyer de culpabilité. Le Conseil vérifie également que le professionnel admet les faits se rattachant aux éléments essentiels de l’infraction en cause10. Cette décision introduit l’exigence de déposer un exposé conjoint des faits11 ou d’effectuer une narration des faits à l’origine des infractions afin de situer adéquatement le contexte des infractions12. Plus récemment dans la décision Fernandez13, le conseil de discipline du Collège des médecins était appelé à statuer sur le caractère applicable ou non des exigences la décision Henry, notamment quant au dépôt d’un exposé conjoint ou de la narration des faits à l’origine des infractions. Dans cette affaire, le Conseil avait pris connaissance de la décision Henry après avoir accepté le plaidoyer de culpabilité du professionnel, sans qu’un exposé conjoint ait été déposé. Après avoir permis aux parties de faire leurs observations, le Conseil s’est déclaré satisfait des explications des parties à l’effet que l’affaire Fernandez se distinguait de l’affaire Henry en ce que le Dr Fernandez avait admis les faits liés aux éléments essentiels du chef d’infraction, avait déposé une déclaration comportant 17 pages et que le syndic avait remis des documents qui relataient la version des faits de huit patientes.  Il sera intéressant de surveiller l’évolution de la jurisprudence sur cette question afin de confirmer l’orientation retenue par les différents conseils de discipline.  Les membres de l’équipe de droit professionnel et disciplinaire de Lavery représentent régulièrement des Ordres professionnels et des professionnels et demeurent disponibles pour vous conseiller et répondre à vos questions en lien avec cette étape cruciale.    À retenir Un plaidoyer de culpabilité contribue à rendre le processus disciplinaire plus expéditif, mais il a pour effet de faire perdre au professionnel visé certaines garanties procédurales. Il est essentiel de respecter les conditions de validité et d'acceptation d'un plaidoyer de culpabilité, fate de quoi ce dernier peut être refusé ou, en appel, être infirmé Une preuve sommaire doit être administrée avant qu'un plaidoyer de culpabilité soit enregistré par un professionnel, que ce soit par le dépôt d'un exposé conjoint des faits, la narration des faits par l'une des parties ou par la production d'une preuve documentaire.  Henry c. Dentistes (Ordre professionnel des), 2026 QCTP 1 RLRQ C-26. Henry c. Dentistes (Ordre professionnel des), 2026 QCTP 1, par. 24 Ibid. Ibid. Ibid., par. 27 Ibid., par. 25 Ibid., par. 26 Ibid., par. 28 Ibid., par. 27 et 29. Ibid., par. 30 Ibid., par. 31

    Lire la suite
  1. Lavery représente Formedica dans l’acquisition de Masdel Inc.

    Quel plaisir d’avoir représenté Formedica dans le cadre de l’acquisition de Masdel Inc., une entreprise reconnue dans le développement de produits de santé, de bien-être et de beauté. Cette transaction stratégique permet à Formedica de renforcer son positionnement et d’accélérer sa croissance dans un secteur en pleine évolution. Elle illustre également le dynamisme du marché québécois des entreprises innovantes en santé et produits spécialisés. Lavery a accompagné Formedica à chaque étape de cette opération, en mettant à contribution une équipe multidisciplinaire pilotée par Francis Dumoulin, avec la collaboration de Siddhartha Borissov Beausoleil, Isabelle Jomphe, Jessica Parent, Sarah Trublard, Sophie Poirier, Arielle Supino, Elissa Louka et Alex-Anne Trudeau. Cette transaction illustre l’importance stratégique du transfert d’entreprise dans le maintien et la croissance d’actifs québécois. Lavery accompagne depuis de nombreuses années des entrepreneurs et des repreneurs dans ces moments charnières, en veillant à assurer la continuité des activités, la protection des acquis et la création de valeur à long terme. Nous remercions sincèrement Formedica pour la confiance accordée à notre équipe dans la réalisation de cette transaction stratégique pour sa croissance. Pour en savoir plus, cliquez ici.

    Lire la suite
  2. Lavery accueille Jean-Philippe Abraham, Angelo Mandeville-Sacco et Sophie Poirier à titre d'avocats

    Lavery a le plaisir d'annoncer l'arrivée de trois nouveaux avocats au bureau de Montréal et à Québec : Jean-Philippe Abraham, Angelo Mandeville-Sacco et Sophie Poirier. Jean-Philippe Abraham rejoint notre groupe litige et règlement de différends du cabinet et exerce principalement en litige civil et commercial notamment en matière de conflits entre actionnaires, bris de contrat, responsabilité, injonctions et réalisations de suretés à Québec. « Je suis très enthousiaste de me joindre à l’équipe Lavery avocats. J’ai le privilège de pouvoir côtoyer des professionnels bien reconnus dans le marché juridique au Québec lesquels offrent des services juridiques de grande qualité dans tous les domaines de pratique. C’est une grande fierté pour moi de pouvoir contribuer au succès de Lavery et de pouvoir accompagner sa clientèle estimée ». Angelo Mandeville-Sacco rejoint notre groupe Financement et droit bancaire à Montréal. « Dès mes premiers contacts avec Lavery, j’ai senti que les valeurs humaines et collaboratives du cabinet étaient bien réelles. Chaque jour, les personnes que je croise au bureau les incarnent pleinement — et cela transparaît dans leur engagement et leur enthousiasme au quotidien. Travailler sur des dossiers stimulants, dans un esprit d’équipe authentique, au sein d’un cabinet bien implanté au Québec et présent à l’échelle nord-américaine, c’est exactement ce que je recherchais. Rejoindre Lavery, c’est la meilleure décision professionnelle que j’ai prise! » Sophie Poirier est membre du groupe Litige et règlement des différends et exerce principalement en litige civil et commercial ainsi qu'en droit administratif à Montréal. « Lors de mon passage chez Lavery en tant qu’étudiante et stagiaire du Barreau, j’ai découvert un environnement stimulant et convivial. Je suis ravie de revenir comme avocate, après avoir enrichi mon parcours par un clerkship à la Cour fédérale. Je suis impatiente de mettre en pratique les nouvelles connaissances acquises auprès de la magistrature et de contribuer activement au succès du cabinet. » Nous souhaitons chaleureusement la bienvenue à Jean-Philippe, Angelo et Sophie au sein de nos équipes !

    Lire la suite